En 2026, le marché du courtage d’assurance poursuit sa transformation, dans un contexte mêlant recomposition économique, transition digitale, attentes clients plus fortes et montée des risques complexes. La profession fait face à une double exigence : maintenir sa compétitivité tarifaire tout en affirmant sa valeur ajoutée par le conseil, la spécialisation et la maîtrise des données.
Alors, à quoi s'attendre cette année ? Voici notre tour d'horizon.
À l’échelle mondiale, le courtage d’assurance atteint près de 125 milliards de dollars en 2025, avec une croissance moyenne de 4,5 à 5 % par an.
En France comme en Europe, le marché entre en 2026 dans une phase de relative accalmie tarifaire, après plusieurs années de durcissement sur les risques d’entreprise. Cependant, des tensions persistent sur certains segments comme l’assurance auto, la prévoyance ou les risques dits sensibles.
Dans ce contexte, les renouvellements 2026 s’annoncent particulièrement concurrentiels. De nombreux acteurs historiques réajustent leurs tarifs à la baisse, tandis que de nouveaux entrants — insurtechs, assureurs descendants sur l’affinitaire, captives — viennent bousculer les lignes établies.
Face à cette pression, les courtiers n’ont d’autre choix que de repositionner leur proposition de valeur. Il ne suffit plus d’être un bon négociateur de primes : il faut désormais démontrer un savoir-faire distinctif, basé sur le conseil, la qualité de service et la compréhension fine des besoins !
En 2026, le virage digital du courtage entre dans une nouvelle phase : celle du réalisme technologique. Après des années d’innovations tous azimuts, souvent guidées par la promesse de ruptures majeures, les attentes se recentrent sur des solutions concrètes, opérationnelles et véritablement utiles au quotidien des courtiers.
La digitalisation ne se résume plus à “avoir un outil” : elle doit résoudre des irritants réels, simplifier les parcours clients, fiabiliser les données, ou encore améliorer la productivité des équipes.
Le courtage en ligne continue sa progression, tiré par la demande croissante d’autonomie (selfcare), de fluidité et de comparaison instantanée — notamment sur les produits IARD de masse et santé. Mais cette dynamique ne profite plus uniquement aux grands groupes : les cabinets de proximité adoptent à leur tour des outils CRM, GED et plateformes réglementaires pour rester dans la course.
L’intelligence artificielle s’inscrit elle aussi dans cette logique de réalisme. Terminées les promesses vagues de “robots qui remplacent les conseillers” : l’IA de 2026 est un levier d’assistance ciblé, qui préqualifie les demandes, génère des documents, enrichit les fiches clients ou automatise les relances. Les modèles “data-driven” séduisent par leur capacité à industrialiser les process sans sacrifier la qualité de la relation, tout en intégrant des connecteurs API vers les systèmes partenaires.
Cette maturité technologique ouvre la voie à un courtage plus efficace, mieux outillé et plus centré sur son cœur de valeur : le conseil, la connaissance client, et la gestion proactive des risques.
La montée des risques émergents bouleverse les attentes des entreprises. Cybersécurité, changement climatique, ruptures de chaîne d’approvisionnement, évolutions réglementaires, développement de montages alternatifs (paramétrique, ART, captives) : autant de défis qui exigent un accompagnement à forte valeur ajoutée.
Dans ce paysage, le courtier ne peut plus se contenter d’un rôle d’intermédiaire. Il devient un véritable conseiller stratégique, capable de cartographier les expositions, d’anticiper les évolutions, de structurer des programmes complexes ou internationaux, et d’optimiser le coût global du risque.
Cette transformation du métier renforce l’importance de la spécialisation sectorielle et de l’approche sur mesure.
La pression réglementaire ne faiblit pas. De la DDA au RGPD, en passant par la transparence des rémunérations ou la lutte contre le blanchiment, les exigences se multiplient. Pour les cabinets de courtage, en particulier les structures indépendantes, cela représente un véritable défi de structuration.
Mais bien gérée, la conformité peut devenir un avantage concurrentiel. Les cabinets qui intègrent ces obligations dans leurs outils et leurs process — plutôt que de les traiter à la marge — rassurent leurs clients, leurs partenaires assureurs et les régulateurs. Certains en font même un argument commercial, valorisant leur sérieux et leur professionnalisme dans les appels d’offres.
La transition RSE s’invite désormais dans tous les appels d’offres significatifs. Les clients — entreprises, collectivités, grands comptes — attendent des preuves d’engagement sur les critères ESG : impact environnemental, gouvernance responsable, diversité, inclusion.
Parallèlement, les cabinets doivent renforcer leur attractivité en tant qu’employeurs. La guerre des talents fait rage, et les structures qui négligent leur marque employeur, leurs conditions de travail ou leur politique RH s’exposent à un risque de désengagement, voire d’absentéisme croissant — en particulier en prévoyance.
Le marché du courtage en 2026 repose sur 5 grands équilibres à maîtriser :
Les courtiers qui sauront investir dans la technologie, la spécialisation, la conformité et la relation client renforceront leur position dans un marché plus exigeant, mais aussi plus riche en opportunités.
Chez Lya, nous accompagnons les courtiers de proximité comme les cabinets plus structurés à faire les bons choix tech : utiles, évolutifs, intégrés à vos process métier.
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Photo de Michael Fousert ; Conny Schneider ; Philipp Katzenberger