Depuis son entrée en vigueur en octobre 2018, la Directive sur la Distribution d’Assurances (DDA) a profondément bouleversé le quotidien du courtage. Fini le temps de la vente "au feeling". Aujourd'hui, la réglementation impose de prouver que l'intérêt du client passe avant tout.
Soyons honnêtes : pour beaucoup de cabinets, la DDA est vécue comme une lourdeur administrative chronophage. Pourtant, bien maîtrisée, elle est un formidable levier de confiance et de professionnalisation.
Risques de sanctions ACPR, devoir de conseil formalisé, formation continue... Voici tout ce que vous devez savoir pour être conforme en 2025, sans sacrifier votre temps commercial.
Pour simplifier ce texte européen complexe, retenez que la DDA repose sur trois exigences majeures qui impactent votre activité quotidienne.
C'est la notion de "Cible". Que vous soyez courtier concepteur (grossiste) ou distributeur, vous devez vous assurer que le produit vendu correspond au marché cible.
Concrètement : Vous ne pouvez pas vendre un contrat "Retraite Madelin" à un salarié, ni une assurance "Ski hors-piste" à une personne sédentaire sans l'avoir justifié. Vous devez vérifier l'adéquation produit/client.
Le client doit savoir à qui il parle et combien ça coûte.
Identité : Inscription ORIAS, liens capitalistiques avec des assureurs.
Rémunération : Vous n'êtes pas obligé de dévoiler le montant exact de votre commission (sauf frais de gestion ou honoraires), mais vous devez préciser la nature de votre rémunération (commission, honoraire, ou mixte).
C'est ici que le bât blesse souvent lors des contrôles. Il ne suffit plus de bien conseiller, il faut l'écrire. Le parcours de vente doit suivre une logique traçable :
Recueil des besoins : Un questionnaire daté et signé.
Reformulation : Prouver que vous avez compris la demande.
Préconisation : Expliquer pourquoi le contrat A est meilleur que le B pour ce client précis.
La DDA impose la montée en compétence continue. Chaque collaborateur participant à la distribution (commerciaux, gestionnaires relation client) doit valider 15 heures de formation par an.
Attention : Ces formations doivent être traçables (attestations de présence, e-learning certifié). En cas de contrôle, l'absence de ces justificatifs est une non-conformité immédiate.
Chez Lya Protect, nous savons que votre valeur ajoutée est dans le conseil, pas dans la rédaction de documents légaux. C'est pourquoi notre plateforme intègre la conformité "by design".
Ne rédigez plus vos FIC à la main. Lya génère automatiquement ce document crucial en fonction des données du projet.
Intégration de vos partenaires assureurs.
Mention automatique de votre rémunération (paramétrable).
Justification de la solution retenue face aux besoins exprimés.
La DDA demande d'agir de manière "honnête, impartiale et professionnelle". Quoi de mieux qu'un tableau comparatif clair pour le prouver ? Notre outil extrait les garanties des contrats (Sogessur, AXA, Generali, April, etc.) et crée un comparatif visuel instantané. Vous prouvez ainsi à votre client (et à l'ACPR) que vous avez analysé le marché avant de préconiser une offre.
Tous les documents (recueil des besoins, FIC, devis signés) sont stockés et horodatés dans le dossier client digital. En cas de réclamation ou de contrôle 3 ans plus tard, vous retrouvez la preuve de votre conseil en 2 clics.
Le saviez-vous ? La conformité DDA protège aussi le courtier. En cas de litige, un dossier complet est votre meilleure assurance Responsabilité Civile Professionnelle.
→ Notre guide complet sur tous les aspects de la conformité pour un courtier en assurances